Elle avait dans ses yeux cette chose-là
Celle dont le nom m'échappe encore
Je voulais m'y plonger mais le contact n'était jamais assez long
Alors quand cela se faisait j'y mettais toute mon énergie
Mais comme un détraqueur je la sentais absorber mon âme
Alors je me perdais l'espace d'un instant, je répondais du tac au tac
Elle souriait, je souriais comme des gamins de 17 ans
Avec la maturité de se dire que ce n'est jamais innocent
Une clope à la main qu'elle avait préalablement roulée
Mes idées de femme parfaite devant sa beauté s'envolaient
Ce que je voulais ?
Une femme qui ne boit que lors des festivités, j'en ai trop vu d'inaptes (que ce soit fille ou garçon)
Une fille indépendante et que je ne sois pas obligé de passer toujours derrière
Une fille fidèle, belle, gentille, polie, qui parle bien, qui est à l'écoute, qui est intelligente, intéressante, que je peux présenter à mère
Une fille qui ne fume pas
Une fille qui ne me fera pas mal, qui n'a pas d'histoire à cacher
Une fille qui m'aimera, moi, et pas qu'à moitié
Une qui ne me trompera pas, une à qui je pourrais me sans aucune méfiance me confier
Une fille à la peau claire ? Du racisme ? Non pas du tout ! Préférence mais mon cœur reste le seul décideur
Et je me retrouve face à elle
Entre nous une fumée qui peut me provoquer une crise d'asthme
Une fille qui m'invite à voir un match
Qui me parle de console, qui habite en métropole et qui repart dans à peine quelques jours
Une semaine pour profiter, mission acceptée
Elle était belle, un sourire aux allures de perfection sous l'asymétrie de ses commissures laissant ses deux petites canines à chaque éclat de rire se mettre en avant
Elle avait dans ses yeux ces choses-là
Celles dont le nom m'échappe encore
Je voulais comprendre mais plus les mots étaient prononcés et plus le flou de la fille parfaite s'effaçait
Ce que je voulais ?
Une femme qui me fasse confiance, qui m'écoute peu importe la lourdeur de mes propos
Une femme qui aime le sport
Une de qui je peux parler de tout sans jugement, sans peur de me retrouver seul le lendemain
Une femme aux cheveux bouclés, ça m'a toujours fait kiffer
Préférence mais mon cœur reste le seul à décider
Je l'écoutais, elle et son passé qui me glaçait le sang
Aucun filtre, elle me parlait librement
Et moi j'avalais ses mots, perdu entre la rage de ne pas l'avoir connue plus tôt et l'envie de lui dire que plus jamais elle ne connaîtra pareilles mésaventures
Mais qui suis-je ? Un héros ?
Déjà du mal à lutter contre mes propres blessures,
À tenir une nuit sans insomnie tant je ne comprends pas la vie
Pourquoi on est là ? Qui nous a mis là ? Quand ?
Quel est notre rôle ? Le mien ? Le sien ?
Quand il y a plus de 4 milliards de personnes qui s'en tapent royalement de ces questions et polluent, tuent, maltraitent les animaux, les végétaux, la planète
Mais elle,
Elle avait dans ses yeux ces choses-là
Celles dont le nom m'échappe encore
Qui te rafraîchissent en été et te réchauffent en hiver
Te font fleurir l'automne comme un printemps incessant
Ce que je voulais ?
Une fille qui rigole aux éclats
Éclaire mes nuits si je ne dors pas
Une dont les abysses ne font pas peur
Une qui veut que je me batte pour moi, qui se batte pour elle et que l'on se batte pour nous
Une femme avec qui je pourrais être père
Prête à être mère
Prête à se mettre en avant, à défendre notre enfant
Une qui peut sortir les griffes s'il le faut
Elle n'était là que pour un temps,
Et pour une fois je ne voulais pas plus non plus pourtant
Elle me parlait de ses prétendants
Mais je l’entendais comme un attention
Je lui parlais d'un futur “date”, elle me disait qu'il ne faut pas jouer
Que ce n'est pas chouette, qu'il faut choisir l'endroit où j'ai envie d'être
"Si tu joues avec moi, c'est moi qui joue avec toi"
Alors elle m'invite à discuter, partager la tablée auprès de ses amis
J'en faisais partie il paraît, ce n'était pas pour éviter l'autre fille
Une minute de réflexion moi qui essaie toujours de poser le pour et le contre
Une fille que je connais depuis peu, cette nouvelle rencontre
Cependant,
Elle avait dans ses yeux ces choses-là
Celles dont le nom m'échappe encore
Qui te font voyager sans même bouger
Te donnent des frissons comme le grand 8 sans connaître l'attraction
Ce que je voulais ?
Voyager, partager mes envies d'ailleurs
Ne plus compter les heures au taf mais les heures avant de la retrouver
Regarder les autres en me disant ce n'est pas elle
Être, moi qui depuis des mois avais troqué la lumière intérieure contre la lumière instagram
Les muscles, les likes, les vues, les chats
Sans que pour autant j'y adhère
Elle est partie, s'est envolée
Les parties de jambes en l'air six pieds sous terre
Je l'avais attendue et retenais
Comme si elle était ma première
En partant, je lui avais laissé un bout de rêve à accomplir
Je ne voulais pas la voir revenir
Mais la rêverie restait encore
Les messages les appels à l'arrivée de l'aéroport
Elle avait dans ses yeux ces choses-là
Celles dont le nom m'échappe encore
À transcender mon humeur, à chaque exclamation hein !!!
À me faire oublier que les heures ne valent rien
Ce que je voulais ?
J'en ai oublié les vœux au profit de pourquoi pas
“Si”, impose une condition, pas quelque chose d'irréfutable
Alors si la déroute c'est pour demain ?
Aujourd'hui que faisons-nous ?
Se ronger les ongles ? Aurons-nous le temps pour qu'ils repoussent ?
Elle se trouvait maintenant dans ce rectangle que je tapote le long de la journée
Décalage horaire, retrouvailles famille, amis,
Pour moi retour au sport, au taf mais je n'en avais plus envie
Elle avait déposé sur mes lèvres le goût du risque
Dans ma tête l'envie d'y croire
Dans mon nez son parfum
À l'oreille le bruit de ses bracelets
Qui s'effacerait avec le temps si cela devait se passer
Mais on a gardé cette attention en éveil
Je la voyais au réveil
Elle avait dans ses yeux ces choses-là
Celles dont le nom m'échappe encore
Parfois apeurée, parfois sûre, intriguée ou dure mais pure
Une si forte lumière intérieure que même le diable ne s'y aventure
Ce que je voulais ?
L'entendre au réveil et me coucher en sachant qu'elle va bien
Penser que dans un mois potentiellement je retoucherai ses petites mains
Que l'on se perde, que l'on s'arrête, que l'on se trouve est déjà fou
Que l'on s'aime, que l'on s'apprécie, que l'on vive c'est tout
Elle voulait que ça soit simple
Je trouve ça compliqué
Elle aime la V O
En attente apprend mon sous-titré
J'essaie de ne pas cacher, de me lâcher, de dire quand ça ne va pas
Ce qui est cassé est cassé
On m'a appris sept fois la langue dans la bouche avant que tu parles
Et elle, elle n'en veut pas
Elle avait dans ses yeux cette chose-là
Celle dont le nom m'échappe encore
Je sais que j'y arriverai, j'ai confiance en nos accords
Même si l'étendue de cette gamme on l'ignore
Ce que je voulais s'en est allé maintenant c'est elle qui est en place
Elle me parle d'équipe mais même blessé je ne veux que personne ne la remplace
Elle n'est pas titulaire elle est unique, il n'y a pas de compétition
Plus belle, plus gentille, plus sportive, plus tout ce que tu veux mais pas elle donc aucune hésitation
Elle avait dans ses yeux cette chose-là
Celle dont le nom m'échappe encore
Une vision que je voulais approfondir
Que dans ma vie elle dresse le décor
Sa place au centre, focus sur nos projets
La mienne à ses côtés, discussion partagée
Au bord d'une falaise, l'horizon à perte de vue
L'océan, la nature, le chant des oiseaux, le vent sur la nuque
Un peu glacial sous un soleil éclatant,
Pas de montre, pas de tel, on apprécie juste l'instant !
Mais les jours passent et les démons reviennent
Les dates sombres qu'elle essaye d'enfouir sous la pelle
Les innombrables tentatives échouées ont eu raison de sa peur
Ils ne me connaissent pas, ni ma lueur
Aussi belle est notre lumière aussi noire est notre âme
Laisse-moi éclairer tes moments dark, y mettre des éclats
Quelques touches et cela semble un ciel étoilé
Un peu plus, une voie lactée et on peut continuer
Voyageons dans ces ténèbres à la recherche du bonheur
Comme vice-versa on est fait de petits êtres
Laissons-les guider nos pas
Parfois joyeux, parfois tristes
Parfois peureux, parfois utopistes
Souvent perdus reprenons la piste
Elle avait dans ses yeux cette chose-là,
Celle dont le nom m'échappe encore
À perdre mon latin, mon français, mon anglais, mon espagnol
Je ne parlais plus, je m'imaginais traverser les pôles
Ce que je voulais, c'est qu'on évolue,
Que ce qu'on a voulu on l'ait tout court
Rendre tes jours plus simples, cheveux plus sages
Sans la fortune de Bettencourt
À l'image de Tesla, t'étais tous les modèles
Elle me disait ne me teste pas ce serait mortel
J'ai appris qu'elle a des liens qui ne se rompent pas
Je créerai de plus gros, plus solides qui ne la lâcheront pas
Une flamme qu'elle gardera même après la mort
Je serai l'étincelle, le bois, le vent et je cultiverai chaque jour encore et encore
Au diable les rêves de paradis, si c'est là-bas qu'elle le retrouvera
Le mien est où elle se trouve alors je ne lâche pas
On sait que c'est perdu d'avance
Que notre réussite serait l'échec
Que l'on fait tout mal quand on y pense
On est l'inverse de ce qui a pu exister avec son ex
On se suit mais tout nous fuit
Quand mon bien-être est ici, le sien est déjà parti
Quand le sien est de nouveau de retour, le mien est à la bourre
Ne sommes-nous pas au final l'amour impossible ?
Après avoir connu l'inconditionnel, la dépendance affective
Quand de mon côté j'avais accepté l'horrible
Je croyais qu'on serait notre chance
Mais on est juste notre cible
Je sais je suis l'image, le souhait de ses prières
Elle est le visage, mon but sur cette terre
Pourtant..
Les montagnes russes sont devenues monnaie courante
Au courant, mais je ne lâche rien pour autant
Elle avait dans ses yeux cette chose-là,
Celle dont le nom m'échappe encore,
Dans le cœur tellement de peine qui n'était que la tristesse d'amours perdus
Des rêves, de l'innocence, adulte trop tôt, jeunesse à la rue
Ce que je voulais, je veux, je voudrais peut-être
Cultiver un peu de nous, un germe, un être
Après avoir vu cet amour naître
N'être que ce que nous sommes pas ce qu'on peut paraître
Parfaire notre vie, par terre ne plus se retrouver
Pépère sur une île, partir ailleurs s'il le fallait
Falaise dans le viseur, cabane nichée,
À perte de vue des oiseaux, de l'eau, la forêt
Force est de constater que ce n'était pas une promenade de santé
La route est encore longue, j'apprends ses hésitations, sa façon d'aimer
Un jour pilier, l'autre étranger,
Parfois amoureuse, heureuse, parfois envie de me quitter
Indécise et sûre d'elle
Précise même dans l'approximatif
Elle n'est pas celle
Ni le modèle ni même l'objectif
Elle avait dans ses yeux cette chose-là,
Celle dont le nom m'échappe encore,
Et je le laisse faire
Comme le vent, l'eau ou ce liquide qui traverse les matières
Elle est passée au travers de mon enveloppe corporelle
Je l'ai dans le cœur, dans le sang, l'esprit, l'âme devenue métronome émotionnel
Ce que je voulais ? À quoi bon cela n'est que du passé
Ce que je veux et je voudrais est bien mieux
Alors je laisse la plume sur le côté
Car de l'écrire m'empêche de profiter à deux
Encourager l’auteur
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