Nouvelle et poésie automnale
On arrive doucement à la fin de l'été. L'automne et ses couleurs va prochainement s'installer. Que dites vous d'une nouvelle ou une poésie automnale avec quelques contrainte pour ce défit ?
- Ouverture
- 01/09/2026 à 07:00
- Clôture
- 21/09/2026 à 23:59
- Longueur
- 100 à 10000 mots
Votre point de départ
Consigne
Écrivez une nouvelle, où même une poésie, pour célébrer l'automne.
✅️ fantasy, fantastique, .... faites nous rêver
✅️ avoir les mots Automne, Feuille, orange, rouge, brun, écureuil, cerf(s), renard, champignon et pomme de pin.
(Les mots sont acceptés au pluriel, féminin et pour certains les dérivés de l'âge comme renard -> renardeau, ou les adjectifs tel que rouge -> rougoyant)
✅️ plusieurs participations acceptées.
✅️ fantasy, fantastique, .... faites nous rêver
✅️ avoir les mots Automne, Feuille, orange, rouge, brun, écureuil, cerf(s), renard, champignon et pomme de pin.
(Les mots sont acceptés au pluriel, féminin et pour certains les dérivés de l'âge comme renard -> renardeau, ou les adjectifs tel que rouge -> rougoyant)
✅️ plusieurs participations acceptées.
Cadre
Règles
❌️La nouvelle ou la poésie ne peut pas être horrifique et ne pas parler de la fête d'halloween. (Un autre défi arrivera prochainement pour celui-ci)
❌️ le défi est raté si il manque même qu'un seul mot.
❌️ le défi est raté si il manque même qu'un seul mot.
Votre participation
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Textes proposés
Participations 3
Coudrier
Quittons les landes pour entrer dans les forêts disparates
Où les feuilles des chênes se parent de rouge
Où les pommes de pin ondoient sous le souffle du vent
Cueillons les champignons de l’automne qui renaît.
Enivrons-nous de l'élixir au centre des halliers
Enveloppé de jasmin ou de fleurs de rose
Orné de figues brunes, brûlées par l’or du ciel
Convions le loup, le lapin, le renard et le cerf
À notre ravissement parfumé.
Souvenons-nous de celui qui se tapit dans les cimes
Orange comme le feu des volcans courroucés
Écureuil et son coudrier des légendes passées
Élevons pour lui nos chants de l'automne qui renaît.
Où les feuilles des chênes se parent de rouge
Où les pommes de pin ondoient sous le souffle du vent
Cueillons les champignons de l’automne qui renaît.
Enivrons-nous de l'élixir au centre des halliers
Enveloppé de jasmin ou de fleurs de rose
Orné de figues brunes, brûlées par l’or du ciel
Convions le loup, le lapin, le renard et le cerf
À notre ravissement parfumé.
Souvenons-nous de celui qui se tapit dans les cimes
Orange comme le feu des volcans courroucés
Écureuil et son coudrier des légendes passées
Élevons pour lui nos chants de l'automne qui renaît.
Quand vient l'automne
Dans les feuilles automnales qui se mêlent en un tableau de couleurs, se cachent les tons bruns et orangés du renard et de sa famille. Les plus grands partent chasser le cerf, tandis que les plus petits poursuivent les écureuils, courant entre les champignons et les pommes de pin qui recouvrent le sol.
Au-dessus d'eux, leur ciel forestier se borde de rouge sous les reflets du soleil couchant, qui disparaît doucement entre les chênes, les érables et les pins.
L'automne est là.
Les hérissons et les lapins se préparent doucement à affronter l'hiver qui approche. Dans les feuillages, les derniers oiseaux regagnent leurs nids, tandis que le hibou commence son chant.
Lorsque le ciel se couvre enfin d'étoiles, la forêt s'endort peu à peu, enveloppée par le silence de la nuit, avant de s'éveiller à nouveau au matin pour une nouvelle journée de jeux et d'aventures pour tous ses habitants.
Au-dessus d'eux, leur ciel forestier se borde de rouge sous les reflets du soleil couchant, qui disparaît doucement entre les chênes, les érables et les pins.
L'automne est là.
Les hérissons et les lapins se préparent doucement à affronter l'hiver qui approche. Dans les feuillages, les derniers oiseaux regagnent leurs nids, tandis que le hibou commence son chant.
Lorsque le ciel se couvre enfin d'étoiles, la forêt s'endort peu à peu, enveloppée par le silence de la nuit, avant de s'éveiller à nouveau au matin pour une nouvelle journée de jeux et d'aventures pour tous ses habitants.
Les méandres du Bâ
Les méandres du Bâ
Feuillage roussi
La corneille sautille
Le marbre entrouvert
Cette journée m’avait semblé interminable, rien de mémorable, mais j’avais hâte de rentrer chez moi.
Je n’avais croisé que des gens particulièrement distraits ou indélicats. J’avais été bousculée sans ménagement par une foule d’individus pressés tout le long du chemin.
Le week-end approchait, c’était sûrement l’explication, mais cela me laissait tout de même une désagréable impression.
Pour retrouver un peu de calme je poursuivis mon chemin à travers le parc, je savais qu’à cette heure il serait désert, les derniers rayons d’un soleil rouge nimbaient les allées, devant moi une petite troupe de canards se dandinait, ils mirent en fuite un jeune renard à grands renforts de cancanements ; sa toison orangée disparut dans un bosquet touffu.
J’allongeais le pas et
arrivai enfin devant mon immeuble ; je cherchai mes clés au fond de mon sac, machinalement.
La minuterie était en panne, encore une fois.
Ma voisine du dessus passa devant moi sans un regard ; on prenait pourtant souvent un verre ensemble. Elle appuya sur l’interrupteur l’air renfrogné et le palier s’alluma.
Je n’osai pas la saluer,
elle avait sûrement eu une aussi mauvaise journée que moi.
J’accrochai mon manteau dans l’entrée, je ratai la patère et il glissa au sol.
Je le jetai sur le fauteuil,
je rangerais plus tard.
J’avais envie d’un thé et de mon fauteuil, rien de plus.
Je m’assis près de la fenêtre en attendant que l’eau soit chaude ; la lumière était mauvaise, la vitre embuée et mon reflet flou.
La nuit tombe si vite en cette période de l’année...
Puis, je dus certainement m’assoupir.
Au petit matin, je me retrouvai à nouveau à longer le parc afin d’éviter la cohue du métro. J’empruntai une allée ;
Les rayons blancs éblouissants de ce soleil d’automne étaient sans chaleur, leur lumière était claire et froide. La rousseur des écureuils se disputant des pommes de pin tranchait dans la brume, les feuilles mortes craquaient bruyamment sous leurs chamailleries.
Des petits groupes de pigeons roucoulants s’envolaient au passage des quelques passants frileux et pressés, pour se poser un peu plus loin.
À mon approche, ils restaient là,
sans crainte, indifférents.
Ils ne me considéraient pas comme une menace et cette idée me réconforta.
Un peu plus loin sur ma gauche, posée sur le dossier d’un banc, une corneille au regard perçant me fixait.
Elle me regardait vraiment,
avec insistance.
J’ai toujours aimé les oiseaux,
ce regard oblique qu’ils posent sur le monde, leur sensibilité.
Je m’arrêtai pour l’observer à mon tour ; il y avait beaucoup de douceur dans ses petits yeux noirs et mobiles.
Nous restâmes là un moment, scrutant l’autre en silence.
J’avais certainement l’air ridicule, figée devant cet oiseau, mais personne ne sembla y prêter attention.
Je m’assis sur le bord du banc couvert de givre, comme on rejoint une vieille amie pour qui les mots sont superflus.
Je m’imprégnais des bruits et des parfums apportés par le vent, au loin le brame d’un cerf et ces tonalités graves et profondes, plus près le long hululement d’une chouette, l’odeur âcre du sous-bois, ce mélange d’humus, de fleurs fanées et de champignons.
Je réfléchis à ma vie, mon quartier, mes amis, ma famille…
Leurs visages défilaient, rieurs, tristes ou agacés ; toutes ces expressions qui rendaient chacun d’entre eux unique. Mais la tessiture de leurs voix était moins nette dans ma mémoire.
Quand avais-je entendu quelqu’un prononcer mon prénom pour la dernière fois?
Cette question était stupide, mais elle me tracassait.
Ma sœur, peut-être?
D’ailleurs, je me promis de l’appeler dès ce soir.
Nous dînions ensemble chaque dimanche autrefois ; depuis quand n’avais-je pas pris le temps de passer la voir, juste pour un café?
Les semaines passent,
les jours succèdent aux jours,
on se croit trop occupé et l’essentiel nous glisse entre les doigts.
Cette pensée me pinça le cœur: ma sœur me manquait.
Mes collègues devaient m’attendre pour le café, rituel sacré du matin où l’on propage les indispensables commérages glanés au fil des pauses, avant de nous disperser chacun vers notre bureau.
J’avais personnalisé mon minuscule espace avec quelques petits tableaux abstraits, évitant soigneusement les mièvreries faites de dessins d’enfants ou de photos de famille qu’exposaient mes collègues.
Ma seule touche personnelle était cette vieille tasse à l’anse cassée que je refusais de jeter sans réelle raison ; c’était juste la mienne.
Remarquerait-on mon absence ce matin?
Je ne me souvenais pas être allée au bureau hier, ni avant-hier d’ailleurs. Quelqu’un avait-il fini par jeter ma tasse?
Cette pensée me contrariait.
C’est fou comme de petits détails peuvent prendre soudain de l’importance.
Ma nouvelle compagne la corneille semblait partager les mêmes interrogations.
Quand et pourquoi disparaissons-nous vraiment?
Est-ce quand notre cœur cesse de battre?
Lorsque nos yeux se ferment?
Quand notre prénom cesse d’être prononcé dans les conversations?
Quand notre esprit se tait?
Ou bien est-ce aujourd’hui?
Soudain, mon amie la corneille,
se détourne et s’envole.
Ses ailes froissent l’air imperceptiblement.
Je suis du regard son vol lourd, encore quelques instants.
Mais …
c’est ma sœur, que j’aperçois au loin...
J’avance pour la rejoindre.
Elle semble ne pas me voir.
Je suis pourtant tout près.
Elle porte dans ses beaux cheveux bruns, ce parfum capiteux qui lui va si bien.
Je la vois s’incliner,
déposer quelques fleurs,
presque sans y penser.
Elle paraît accomplir une simple routine. Elle a ce doux sourire que je lui connais bien.
Je me penche à mon tour.
C’est mon nom que je lis sur ce morceau de pierre.
Nous sommes le 2 novembre.
Feuillage roussi
La corneille sautille
Le marbre entrouvert
Cette journée m’avait semblé interminable, rien de mémorable, mais j’avais hâte de rentrer chez moi.
Je n’avais croisé que des gens particulièrement distraits ou indélicats. J’avais été bousculée sans ménagement par une foule d’individus pressés tout le long du chemin.
Le week-end approchait, c’était sûrement l’explication, mais cela me laissait tout de même une désagréable impression.
Pour retrouver un peu de calme je poursuivis mon chemin à travers le parc, je savais qu’à cette heure il serait désert, les derniers rayons d’un soleil rouge nimbaient les allées, devant moi une petite troupe de canards se dandinait, ils mirent en fuite un jeune renard à grands renforts de cancanements ; sa toison orangée disparut dans un bosquet touffu.
J’allongeais le pas et
arrivai enfin devant mon immeuble ; je cherchai mes clés au fond de mon sac, machinalement.
La minuterie était en panne, encore une fois.
Ma voisine du dessus passa devant moi sans un regard ; on prenait pourtant souvent un verre ensemble. Elle appuya sur l’interrupteur l’air renfrogné et le palier s’alluma.
Je n’osai pas la saluer,
elle avait sûrement eu une aussi mauvaise journée que moi.
J’accrochai mon manteau dans l’entrée, je ratai la patère et il glissa au sol.
Je le jetai sur le fauteuil,
je rangerais plus tard.
J’avais envie d’un thé et de mon fauteuil, rien de plus.
Je m’assis près de la fenêtre en attendant que l’eau soit chaude ; la lumière était mauvaise, la vitre embuée et mon reflet flou.
La nuit tombe si vite en cette période de l’année...
Puis, je dus certainement m’assoupir.
Au petit matin, je me retrouvai à nouveau à longer le parc afin d’éviter la cohue du métro. J’empruntai une allée ;
Les rayons blancs éblouissants de ce soleil d’automne étaient sans chaleur, leur lumière était claire et froide. La rousseur des écureuils se disputant des pommes de pin tranchait dans la brume, les feuilles mortes craquaient bruyamment sous leurs chamailleries.
Des petits groupes de pigeons roucoulants s’envolaient au passage des quelques passants frileux et pressés, pour se poser un peu plus loin.
À mon approche, ils restaient là,
sans crainte, indifférents.
Ils ne me considéraient pas comme une menace et cette idée me réconforta.
Un peu plus loin sur ma gauche, posée sur le dossier d’un banc, une corneille au regard perçant me fixait.
Elle me regardait vraiment,
avec insistance.
J’ai toujours aimé les oiseaux,
ce regard oblique qu’ils posent sur le monde, leur sensibilité.
Je m’arrêtai pour l’observer à mon tour ; il y avait beaucoup de douceur dans ses petits yeux noirs et mobiles.
Nous restâmes là un moment, scrutant l’autre en silence.
J’avais certainement l’air ridicule, figée devant cet oiseau, mais personne ne sembla y prêter attention.
Je m’assis sur le bord du banc couvert de givre, comme on rejoint une vieille amie pour qui les mots sont superflus.
Je m’imprégnais des bruits et des parfums apportés par le vent, au loin le brame d’un cerf et ces tonalités graves et profondes, plus près le long hululement d’une chouette, l’odeur âcre du sous-bois, ce mélange d’humus, de fleurs fanées et de champignons.
Je réfléchis à ma vie, mon quartier, mes amis, ma famille…
Leurs visages défilaient, rieurs, tristes ou agacés ; toutes ces expressions qui rendaient chacun d’entre eux unique. Mais la tessiture de leurs voix était moins nette dans ma mémoire.
Quand avais-je entendu quelqu’un prononcer mon prénom pour la dernière fois?
Cette question était stupide, mais elle me tracassait.
Ma sœur, peut-être?
D’ailleurs, je me promis de l’appeler dès ce soir.
Nous dînions ensemble chaque dimanche autrefois ; depuis quand n’avais-je pas pris le temps de passer la voir, juste pour un café?
Les semaines passent,
les jours succèdent aux jours,
on se croit trop occupé et l’essentiel nous glisse entre les doigts.
Cette pensée me pinça le cœur: ma sœur me manquait.
Mes collègues devaient m’attendre pour le café, rituel sacré du matin où l’on propage les indispensables commérages glanés au fil des pauses, avant de nous disperser chacun vers notre bureau.
J’avais personnalisé mon minuscule espace avec quelques petits tableaux abstraits, évitant soigneusement les mièvreries faites de dessins d’enfants ou de photos de famille qu’exposaient mes collègues.
Ma seule touche personnelle était cette vieille tasse à l’anse cassée que je refusais de jeter sans réelle raison ; c’était juste la mienne.
Remarquerait-on mon absence ce matin?
Je ne me souvenais pas être allée au bureau hier, ni avant-hier d’ailleurs. Quelqu’un avait-il fini par jeter ma tasse?
Cette pensée me contrariait.
C’est fou comme de petits détails peuvent prendre soudain de l’importance.
Ma nouvelle compagne la corneille semblait partager les mêmes interrogations.
Quand et pourquoi disparaissons-nous vraiment?
Est-ce quand notre cœur cesse de battre?
Lorsque nos yeux se ferment?
Quand notre prénom cesse d’être prononcé dans les conversations?
Quand notre esprit se tait?
Ou bien est-ce aujourd’hui?
Soudain, mon amie la corneille,
se détourne et s’envole.
Ses ailes froissent l’air imperceptiblement.
Je suis du regard son vol lourd, encore quelques instants.
Mais …
c’est ma sœur, que j’aperçois au loin...
J’avance pour la rejoindre.
Elle semble ne pas me voir.
Je suis pourtant tout près.
Elle porte dans ses beaux cheveux bruns, ce parfum capiteux qui lui va si bien.
Je la vois s’incliner,
déposer quelques fleurs,
presque sans y penser.
Elle paraît accomplir une simple routine. Elle a ce doux sourire que je lui connais bien.
Je me penche à mon tour.
C’est mon nom que je lis sur ce morceau de pierre.
Nous sommes le 2 novembre.